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Masque à gaz Seconde Guerre mondiale : repères et 14-18

Un masque à gaz de la Seconde Guerre mondiale ou de 14-18 est d'abord une pièce d'histoire. On donne ici les repères pour situer un modèle, puis la règle qui ne souffre aucune exception : un masque de collection ne se porte pas.

Par Étienne Vasseur · mis à jour le 6 novembre 2026

Masque à gaz première guerre mondiale : de 1915 à 1918

La première grande attaque au gaz de l'histoire a lieu à Ypres le 22 avril 1915 : l'armée allemande y emploie du chlore. Tout l'équipement de protection de la Grande Guerre naît de cette surprise, d'où des modèles très différents en quelques mois.

  • Tampons imprégnés, tenus devant le visage : les premières protections de fortune
  • Casques tampons, les « Hypo » et les « PH », qui couvrent la tête
  • Small Box Respirator britannique (1916), à boîte filtrante
  • Masque M2 français (1916)
  • Gummimaske 18, le masque allemand de fin de conflit

Pour situer un masque de 14-18, la forme de la protection compte autant que la nationalité : tampon, casque ou masque à boîte filtrante racontent des étapes différentes de la guerre.

Masque à gaz seconde guerre mondiale : modèles de 1930 à 1945

Entre les deux guerres, les armées standardisent leurs masques. Le conflit de 39-45 hérite de ces modèles, et la population civile reçoit ses propres masques.

Trois pays, trois modèles de référence
PaysModèles repères
FranceANP 31 et TC 38
AllemagneGasmaske 30 et Volksgasmaske 37
Royaume-UniGeneral Service Respirator

Masque à gaz allemand WW2

Le Gasmaske 30 est le premier repère allemand de la période. Le Volksgasmaske 37 porte son nom pour une raison : c'est le masque de la population, que l'on retrouve dans les collections civiles.

Masque à gaz ancien avec son tuyau annelé et son bidon filtrant sur une table en bois
Masque à gaz ancien avec son tuyau annelé et son bidon filtrant sur une table en bois

Reconnaître un modèle avant de le ranger

Pour dater un masque trouvé dans un grenier ou un lot, trois indices suffisent à orienter la recherche. Aucun n'apporte de certitude seul : on recoupe avec un ouvrage ou un musée.

  1. Chercher le marquage sur le masque, le filtre ou l'étui : nom du modèle, année, fabricant.
  2. Noter la forme tampon, casque, masque à boîte filtrante ou masque à tuyau : elle situe l'époque.
  3. Observer le filtre bidon, cartouche ou boîte : un filtre absent ou remplacé brouille la datation.

Les modèles de surplus plus récents se traitent à part : notre page sur le masque à gaz militaire explique les filtres de 40 mm et leur péremption.

Conserver un masque de collection sans jamais le porter

  • Ranger le filtre fermé, sans le démonter ni le secouer
  • Garder le masque à l'abri de l'humidité et de la lumière
  • Étiqueter la pièce avec son origine et sa date quand on la connaît

Pour un besoin réel de protection, on part du risque, pas de l'histoire : voir comment choisir un masque à gaz moderne et le principe de la filtration.

Questions fréquentes

Les premiers étaient des tampons imprégnés, suivis de casques tampons comme les Hypo et PH. Le Small Box Respirator britannique et le masque M2 français datent de 1916, le Gummimaske 18 allemand de la fin du conflit.

À Ypres, le 22 avril 1915 : l'armée allemande y a employé du chlore.

On cite l'ANP 31 et le TC 38, deux références de l'entre-deux-guerres que l'on retrouve en 39-45.

Un masque à gaz allemand destiné à la population civile, à côté du Gasmaske 30.

Non. Des filtres d'époque contenaient de l'amiante, et le caoutchouc vieilli comme les filtres périmés ne protègent de rien aujourd'hui.

Le conserver fermé, à l'abri, sans démonter le filtre. En cas de doute sur la présence d'amiante, un diagnostiqueur puis une entreprise certifiée sont les seuls interlocuteurs : on ne bricole pas.